Sois honnête. C’est quand la dernière fois que t’es allé(e) contre les promesses que tu t’es faites? De te dire que oui, oui, c’est beau, tout le monde sait qu’il faut tirer la plug et prendre ça relax la fin de semaine, mais que c’est donc ben satisfaisant de fermer l’ordinateur à 23h45 le vendredi soir avec un inbox zero.

Tu fais des affaires que tu t’es promis de pas faire. Trop souvent pour pas le remarquer, pis pour pas te sentir un p’tit peu mal en lisant mes mots.

Bloquer des rencontres avec tes clients le matin quand c’était censé être ta période “créative, sans distractions”.

Accepter un petit mandat de plus à squeezer entre ceux actuels même si t’as pas le temps de finir selon le délai.

Répondre à un appel le week-end parce que tu est sûr(e) à 100% que sinon ça va finir en urgence lundi matin fo sho.

Mettre ses limites, c’est stressant en maudit quand tu le vois comme une porte que tu fermes, comme des opportunités que tu rates.

Mais si tu les mets pas, tes limites, personne va les mettre à ta place.

Vois-le comme ça : si tu rajoutes quelque chose, en l’occurence ici des mails auxquels répondre, des appels à faire le suivi, des rencontres et des mandats à glisser dans ton horaire trop plein : tu débordes. On a tous le même nombre d’heures dans une journée, et ce n’est pas en ajoutant des affaires au cadran que les nouvelles heures vont suivre.

Mettre tes limites, c’est t’assurer que tu partes pas en peur à stresser devant un agenda que tu contrôles pas.

Fack oui, ça se peut, que tu répondes à tes courriels le vendredi à 23h58. Mais fais en pas une routine, que ça soit l’exception. Parce que t’as décidé de déborder cette fois-là, ta gestion de temps et des priorités, elle va déborder tout le temps.