Quand je parle d’histoire d’horreur donc, je veux savoir très clairement ce qui est arrivé par le passé qui t’a fâché. Qui t’a découragé. Qui t’a fait vous remettre en question toi et ton pyj’ bien propre, bien mou, bien prêt pour l’aventure.

On devient pyjiste un peu pas mal tout le temps sans jamais être prêt à 100%. On se lance dans l’inconnu en attendant le bon moment ; mais la vérité c’est qu’il n’y a jamais de bon moment justement.

Et c’est là qu’on se pète le nez. C’est inévitable. C’est là qu’on reçoit des claques, qu’on titube, qu’on rage, qu’on pleure, qu’on perd de l’argent, du temps, du courage, de la motivation – et presque toujours, le contrôle de quelque chose qui au final était juste incontrôlable.

J’ai pas envie de te ramener de force dans ce que t’as pu vivre quand tu as décidé de te lancer à ton compte, ou de te faire ressasser l’angoisse des erreurs qui sont venues s’immiscer dans ton quotidien. J’ai pas pour but ce soir de te miner le moral au point que tu veuilles faire marche arrière et retrouver ton cubicule si beige mais si rassurant.

J’ai juste envie qu’on se pose tous ensembles pendant une petite minute pour constater tout le chemin que t’as parcouru depuis. Tout ce que t’as appris, depuis cette fameuse histoire d’horreur-là. Tout ce que ça t’a permis de devenir. On voit les fails, les gaffes, les erreurs comme des échecs : mais j’ai des p’tites nouvelles pour toi. Tant que tu apprends quelque chose, tant que tu avances et que tu prends ce qui t’as éclaté au nez pour en faire un enseignement précieux, pour t’accompagner vers la suite des choses, y’a pas de mal pentoute. Au contraire.

Si t’as envie de te servir une coupe de vin, d’inspirer profondément et de te dire “I made it” tu peux. Même, je te le conseille, que tu décides de m’envoyer ton histoire d’horreur suite à ce courriel-là, ou pas.

J’t’aime, beau p’tit pyj’. Tu fais de ton mieux, et c’est exactement ce que tu dois faire.

Maman Pyj’ est fière de toi.